Un retour au Japon…. Très mouvementé !

Le Japon….
Nous y voilà !
Ou plutôt, nous y revoilà ! 🙂

Pourtant, avant d’y arriver, le parcours sera inhabituellement semé d’embûches…
Car contre toute attente, ce 2ème voyage commencera… en Finlande !

A Helsinki, plus précisément, où notre escale qui devait durer 1h va se transformer en 24h ! Outch… Un coup dur pour le moral, parce qu’il faut mentalement “rayer” une journée de voyage au Japon, dans un planning où les journées avaient été organisées au cordeau…
En attendant de reprendre notre voyage, la compagnie aérienne Finnair nous loge et nous offre le restaurant près de l’aéroport. Mais une autre mauvaise nouvelle nous attend : ma valise est perdue ! Eh oui,à peine quelques heures de vol depuis Paris, et ma valise est déjà introuvable ! Ce que je vis comme une catastrophe : la valise, elle aussi, avait été soigneusement prévue pour faire face à toutes les types de situations à venir durant le voyage : du chaud pour les Alpes Japonaises, du moins chaud si les températures étaient clémentes, des pellicules photos pour mon instax, mon carnet de voyage… Et tout ça est perdu dans la nature.

Espérant que ce ne sera qu’un contretemps, nous filons dans un centre commercial du coin pour m’acheter un kit de base de toilette, et 2/3 vêtements pour faire pyjama et avoir de quoi me changer. Il fait 0° dehors, je n’ai que mon manteau en coton sur le dos, ça commence bien !!!

Le lendemain, pour s’éviter une attente interminable qui s’étire toute la journée, avec en bonus la question angoissante de savoir si ma valise avait été retrouvée ou pas, nous décidons de tenter une petite excursion à Helsinki, malgré les 45 min de bus à l’aller et au retour, dans un décor vraiment, vraiment pas riant. Sous un ciel plombé, les maisonnettes défilent, un peu tristounes, au milieu d’une forêt de sapins monotones. Autant le dire tout de suite : ni la campagne, ni la ville finlandaises ne nous ont séduit !!

Helsinki nous offre de grandes avenues avec des immeubles gris en formes de cubes brillants, d’immenses centres commerciaux par-ci par-là. Le charme n’opère pas vraiment…

Une superbe boutique de décorations de Noël nous réchauffe le cœur, et même si ça n’était pas raisonnable (en termes d’encombrement dans la -seule et unique- valise qu’il nous restait, et en termes de finances déjà entamées !), nous avons craqué pour quelques décos très soignées et plutôt résistantes pour un voyage de 3 semaines à venir.

Un petit tour sur le port, sans conviction, et nous retournons à l’aéroport.

Toujours pas de valise et une grosse frayeur : notre nouveau vol est annoncé à minuit ! Heureusement, nous sommes prioritaires en raison du vol annulé de la veille, on embarquera bien à 17h25.

Après une nuit presque blanche dans l’avion, les pourparlers autour de la valise perdue continuent à Narita : et personne ne sait où elle est… C’est une nouvelle déception !

Nous prenons le Skyliner jusqu’à Ueno, puis le métro jusqu’à Tawaramachi, où notre appartement Airbnb nous attend.

Retrouver avec émotion les pubs japonaises complètement déjantées dans le métro !

On ne vous conseillera pas vraiment cet appartement : nous avons énormément apprécié la localisation (Tawaramachi), qu’on vous recommande : le quartier est agréable, ni trop touristique, ni trop résidentiel. Il y a une rue pleine de boutiques de jolie vaisselle et articles de cuisine à acheter, et on n’est pas très loin du parc de Ueno, et de la gare de Ueno, pratique pour rejoindre Nikko, par exemple. On y  a trouvé de bons restaurants, une boulangerie qui vendait des viennoiseries à la française, une jolie rue un peu bobo… Et c’est très facile de se repérer quand on est un peu perdus, il suffit de chercher l’immense tête de cuistot moustachu au sommet d’un buidling !!!
Par contre, l’appartement s’est révélé petit, vieillot, sommaire, mal isolé du froid et du bruit. Allez, on va dire que ses fenêtres coulissantes et sa vue spectaculaire lui donnaient un petit charme.

Il est 14h, on est épuisés, on a faim : on se dégote un petit restaurant de sobas encore ouvert, et désert, qui ne paie pas de mine, mais dont le propriétaire, même s’il parle et comprend mal l’anglais, se prend au jeu de nous expliquer comment manger nos nouilles, en se moquant gentiment de moi, parce que je tâche très rapidement mon tee-shirt. ((C’est ballot, je n’en ai qu’un sous la main !!!)

 

Dans une avenue du quartier de Tawaramachi où nous nous promenons le nez au vent, et notre attention est attirée par une enseigne typiquement japonaise, c’est-à-dire originale et amusante, comme on n’en trouve jamais en France : il s’agit d’un sumo animé, qui signale un tout petit magasin de stickers. Aaaah, les stickers et moi. Rentrer dans ce premier magasin de papeterie à notre retour à Tokyo me rendrait presque nostalgique : enfin j’y suis, ce moment que j’attendais avec tant d’impatience ! Cédric aussi se prête au jeu, et nos premières emplettes démarrent.

Nos pas nous mènent ensuite vers Denbouin Street, et Nakamise shopping Street, bondées de monde en ce dimanche de Novembre, alors qu’un soleil radieux brille pour nous accompagner.

Les rues traditionnelles sont charmantes avec leurs petites maisons de bois, on est ravis de cette trouvaille, mais le bruit, la foule très dense, la promiscuité sont plus difficiles à vivre que je ne le pensais. L’effet du jet-lag amplifie sans doute cette sensation….

Pourtant, le quartier est ravissant, et on met beaucoup de temps à comprendre que nous sommes dans l’artère qui mène au célèbre temple Senso-Ji. Superbe dans la lumière de la “Golden Hour”, mais décidément bien bruyant et agité pour moi…

Et ce n’est pas notre incursion dans le Don Quijote du coin qui va nous reposer ! Bruyant, trop fréquenté, les allées trop étroites… Vraiment, la fatigue pèse lourd sur mes épaules et ne me rend pas très réceptive à tout ce que j’aime d’ordinaire au Japon. Je refais des provisions de maquillage, et de pellicules Instax (au prix de 6€ l’une, je démarre un petit stock confortable). On en profite aussi pour acheter quelques vêtements de base chez Uniqlo pour compenser a minima la perte de ma valise.

En repartant, on découvre une artère couverte avec un peu de street art (et notamment Astro Boy !), et une drôle de sculpture “grand-mère” à côté de qui je prends la pose.

Le jet lag se rappelle brutalement à nous… On fait quelques courses au Konbini du coin et on s’offre un festin de makis frais pour 880Yen, avec des Kit-Kat au matcha en guise de dessert.

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